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quelle plaie ce "covid-19" !

je n’ai pas envie de lui accorder une majuscule ; il nous a trop pris!codiv11

la naissance d'une nouvelle maladie qui répand la peur. 

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on a arrêté le 17 mars, une décision imposée , dure à gérer!

Jusqu’à ce jour on pouvait travailler sans être protégé...

c'est pourtant un des métiers les plus contaminants- (et dans les deux sens)

c’est un comble...

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Puis quasiment du jour au lendemain et sans décret évidemment

on nous recommande de fermer ...

Ce que nous faisons, laissant tomber quasiment tous nos patients :ils sont  devenus reportables et non urgents...

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je ne suis pas la seule à être perturbée par les événements que nous venons de traverser.

Notre activité a redémarré , ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre,

on le voudrait , c'est certain,

c'est comme dans un rêve familier que nous aimions.

Mais plus rien ne sera sans doute plus jamais pareil,

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 avec une charge de contraintes supplémentaires que nous avons déjà plus ou moins intégrées.

Nous sommes coutumiers des fardeaux administratifs, technocratiques, bureaucratiques, financiers…

mais là!!! c'est la surdose!

 

c'est plutôt le fond que la forme qui change.

On s’y fera, on s'adaptera, on évoluera.

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Nous avons maintenant repris,  dans un quotidien incertain,

il faut  apprendre les gestes à faire,

les mots à dire pour protéger, rassurer, apaiser, soulager… guérir.

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 avec les gestes barrières, on va continuer à soigner

 désormais conscients, que nous avons un rôle à jouer pour redonner un sens à notre vie,

 voir les patients, franchir le seuil de notre porte souriant , sera un bon retour à la normalité

afin de laisser derrière nous cet épisode de pandémie

 

j'ai entendu dire que

" la guérison n’est pas un retour à l’état antérieur

mais l’adaptation à une nouvelle donne, dans la quête d’un équilibre satisfaisant"

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nous avons reçu des instructions:

 on  doit refuser les plus de soixante et dix ans,

refuser ceux qui n’ont pas de masques, refuser ceux qui ont un facteur de comorbidité,

c'est-à-dire à peu près toute la patientèle ordinaire

(les obèses –en médecine, 5kg de plus que la normale- les diabétiques, les hyper tendus,

les insuffisants cardiaque ou respiratoire)

refuser les accompagnants, enlever les chaises et les magazines de la salle d’attente,

aérer pendant vingt minutes après chaque patient ayant transpiré

*(on transpire en rééducation non?)

renouveler inlassablement la désinfection de ce qui a été utilisé,

*(ça on le faisait déjà avant le codiv19, juste par mesure d'hygienne)

nous habiller de tous les équipements souvent introuvables et onéreux

masque, charlotte, sur-chaussures, surblouse, visière.

on a tout!!!

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Dans le cabinet  l’ambiance s’est mise à changer :

tant de consignes à respecter, la crainte......

l'insouciance de certains, avec la peur des patients moins disciplinés,

ceux, qui ne se sentent pas concernés par le virus

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parfois, on colère de tant galérer pour leur trouver des masques , du gel ,

ou simplement faire laver leurs mains avant d'accéder au  matériel de rééducation

........ à croire qu'obtenir des masques devient la course au  Graal !!

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Certains patients ont peur, ils évitent de consulter ,

du coup, avec moins de prescriptions, notre activité a baissé,

mais les charges prrofessionnelles , restent !

c'est un peu agoissant!!! 

 Bien évidemment la période  n'est pas facile,

mais justement elle montre vraiment les gros problèmes de notre société 

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ma vie actuelle ressemble à la vision d'un film sur lequel on a appuyé la touche "pause"

beny7coeur beny